« Assurance auto : pourquoi l’électrique vous coûte (presque) aussi cher que le thermique… mais reste plus rentable au quotidien »
Assurer une voiture électrique n’est plus automatiquement moins cher qu’un modèle thermique, mais l’électrique reste souvent plus rentable quand on regarde le coût global au quotidien.
L’époque où l’électrique était clairement moins chère
Pendant plusieurs années, assurer une voiture électrique était objectivement plus économique que couvrir une voiture essence ou diesel équivalente.
En 2023, par exemple, la prime moyenne annuelle tournait autour de 645 € pour un véhicule thermique, contre environ 560 € pour une voiture électrique, notamment grâce à un régime fiscal plus favorable.
2025 : la fin du “bonus” sur l’assurance
En 2025, plusieurs facteurs viennent rebattre les cartes, à commencer par l’évolution de la fiscalité sur les contrats d’assurance des véhicules électriques.
La disparition progressive de certains avantages, combinée à la hausse générale des coûts de réparation, entraîne une augmentation des primes évaluée entre 6 et 9% en moyenne pour les électriques, soit parfois plus de 20% sur certains profils.
Électrique vs thermique : qui paie le plus aujourd’hui ?
Aujourd’hui, en France, l’écart de prix entre l’assurance d’une électrique et d’une thermique est devenu très serré : l’électrique peut être un peu moins chère, au même niveau, voire légèrement plus chère selon le modèle et le conducteur.
Les comparateurs constatent que pour un véhicule récent, bien équipé et cher à l’achat, la prime d’assurance peut être supérieure en version électrique, alors qu’un petit modèle urbain électrique reste souvent compétitif face à son équivalent essence.
Pourquoi les assureurs se montrent plus prudents
Les assureurs ne pénalisent pas l’électrique par principe, mais parce que certains sinistres leur coûtent plus cher à indemniser.
Selon France Assureurs, le coût moyen des sinistres impliquant des voitures électriques est environ 11 à 14% plus élevé, notamment à cause du prix des pièces, des modules électroniques et de la complexité de certains diagnostics.
Le paradoxe : plus chère à assurer, mais plus rentable à l’usage
Même si la prime d’assurance devient proche, voire légèrement supérieure, l’électrique reprend l’avantage dès que l’on raisonne en coût total de possession.
Entre le prix de l’énergie au kilomètre, l’entretien réduit (pas de vidange, moins de pièces en mouvement) et les possibilités de recharge à domicile ou au travail, le budget global reste souvent inférieur à celui d’un véhicule thermique sur plusieurs années.
Comment un conducteur peut tirer son épingle du jeu
Pour un conducteur qui envisage de passer à l’électrique, le bon réflexe est de comparer plusieurs devis d’assurance en même temps que le choix du modèle.
En jouant sur le niveau de garanties, le choix de la franchise, l’équipement anti‑vol et les usages (kilométrage, déplacements domicile‑travail, etc.), il est possible de neutraliser, voire d’effacer totalement le petit surcoût constaté sur certains modèles électriques.
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